Bertrand Feuillie, architecte

Une architecture située, géosourcée et biosourcée

Depuis la conception jusqu’à la maîtrise d’œuvre et la réception des travaux, l’atelier développe une architecture située dans son contexte au travers d’objectifs définis suivant les 4 axes suivants :

1. l’économie énergétique
(isolation thermique conséquente et apports solaires passifs),
2. la qualité environnementale et la limitation de l'empreinte carbone
(matériaux bois et biosourcés),
3. la rationalité constructive et la mise en œuvre aisée
(construction en structure et préfabrication),
4. la réutilisation et la valorisation patrimoniale des existants
(réhabilitation et extension).

D’autres échelles, le mobilier et le vêtement, complètent cette approche sur les objectifs de la limitation de l'empreinte carbone et de la rationalité constructive.

 

 

 

Le processus de conception d’une architecture située s'appuie sur un ancrage et une adaptation dans son site d'inscription, notion comprenant principalement territoire et climat, dont la connaissance précise permet de définir une implantation et une orientation pertinentes des constructions et de leurs ouvertures, afin d’obtenir les meilleures qualités d’ambiance et de confort, tout en restant dans un cadre d’économie énergétique. Cependant, afin d’éviter avec certitude l’assistance d’une climatisation en été et de moyens de chauffage importants en hiver, ces qualités d’ambiance et de confort primordiales restent par ailleurs conditionnées à l’assistance de logiciels de simulation thermique en étude, et à la mise en œuvre d’une isolation thermique conséquente en enveloppe.

 

Une architecture située s'appuie d’autre part aussi sur des matières premières, des matériaux et des sources d’énergie localement disponibles, dont le choix permet de limiter transports et dépendance économique. Hormis l’usage du béton armé difficilement contournable pour les ouvrages de fondations enterrées, les matériaux locaux privilégiés sont peu transformés, géosourcés (terre crue, ou pierre, d’origine minérale) et biosourcés (paille, chanvre, ou bois, d’origine végétale), dans un objectif général de limitation de l'empreinte carbone générée par les travaux à réaliser.

 

Une architecture située s'appuie d’autre part encore sur un environnement humain comprenant des savoir-faire, des outillages, des moyens techniques et des capacités économiques. C’est en faisant appel à des acteurs implantés localement à l’occasion d’un chantier de construction, que savoir-faire et entreprises sont pérennisés, tout en limitant la charge de dépense, elle aussi carbonée, des déplacements entre domicile et lieu de travail.

 

Enfin, le site d'inscription d’une architecture située comprend aussi toutes interventions humaines antérieures et successives, dont la stratification constitue l’environnement préexistant au moment du nouveau projet. Si c’est par le recyclage des édifices existants que l’on contribue globalement à une économie de moyens du projet, c’est plus précisément en évitant les démolitions, soit un "travail d’anéantissement" préalable à tout ce que l’on voudra reconstruire ensuite sous d’autres formes, que l’on permet de limiter une dépense énergétique qui se traduit toujours par une empreinte carbone supplémentaire.